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Ode à la science

Ode à la science

La Fête de la Science a eu lieu partout en France la semaine dernière. A SapienSapienS, nous y avons pris part aux côtés de l’Inserm, lors d’une soirée questions-réponses entre des jeunes et des scientifiques spécialisés dans la recherche médicale. Une initiative régionale qui n’était qu’un globule rouge dans une goutte de sang, un atome dans l’univers, un microplastique dans l’océan… Bref, une parmi beaucoup d’autres.

La Fête de la Science a près de 30 ans. Créée en 1991, organisée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, elle se déroule chaque année à l’automne. 10 jours de manifestations variées : conférence sur la flore aquatique embarquée sur un canoë ici, Escape Game pour sauver Mars là, partie de foot contre un robot ici encore ou visite d’un centre de tri… En 2018, 1,6 millions de personnes y ont participé. Et plus de 6500 actions ont été annoncées cette année. Alors oui, la science se porte bien. Merci pour elle.

Une étude récente (voir en bas) de Harris Interactive (Pour Philipp Morris International Science), datée de juin 2019, montre que les Français ont une bonne image de la science, synonyme de progrès. Plus de 9 personnes sur 10 estiment que les disciplines scientifiques sont innovantes et utiles pour la société. Ils sont autant à assurer faire confiance à la science. Et les Français considèrent que les scientifiques sont les moteurs des progrès de la science (93%), soutenus par les Universités.

Mais, (oui, il y a toujours un mais), il est à noter quelques mordants récifs dans cet océan de bonnes nouvelles, l’accessibilité notamment. La science est perçue comme compliquée à comprendre pour 71% des sondés, voire élitiste (60%).  De plus, les vecteurs de science ne sont pas tous perçus pareillement. 90 % des sondés disent faire confiance aux scientifiques eux-mêmes et aux médecins quand ils citent une étude scientifique. Ce chiffre tombe à 54 % quand il s’agit d’entreprises, à 42 % pour les pouvoirs publics. Les responsables politiques eux n’inspirent confiance qu’à 28% des Français…

Libre à chacun d’interpréter ces chiffres et d’en imaginer les causes. Pour nous, les « SapienSapienS », ils sont une source de motivation supplémentaire pour participer à la diffusion de la science, des sciences. Ils nous donnent envie de travailler plus encore avec les musées et les tiers-lieux. Avec les organisations publiques, écoles, Instituts, collectivités. Envie aussi de développer des partenariats avec d‘autres entreprises ou start-ups, pour développer des contenus digitaux plus innovants encore.

La science doit être l’affaire de tous. Car la science, qu’on le veuille ou non, est partout. Dans l’avion qui nous emmène voir mamie, dans le médicament qui nous soulage, dans l’émulsion au chorizo qu’on savoure sur un dos de cabillaud rôti (quoi, tu n’as jamais goûté ?)… Elle façonne aussi notre futur au travers des inventions qu’elle génère. Il faut donc lui laisser de la place. Laisser aux scientifiques le temps des études, aux vulgarisateurs le temps de la transmission, à la société le temps de la comprendre. Et nous laisser à tous le choix final de savoir si elle est une bonne chose, ou pas.

Claire Burgain (crédit photo Alice Traisnel/SapienSapienS)

https://harris-interactive.fr/wp-content/uploads/sites/6/2019/07/Rapport-Harris-La_confiance_des_Francais_envers_la_science-PMI_Science.pdf

Jacques Chirac est une icône de la photographie

Jacques Chirac est une icône de la photographie

Qu’on le veuille ou non, Jacques Chirac est une icône. A-t-il été un bon président ? Libre à chacun de se positionner sur cette question ! Mais Jacques Chirac est une icône. Et ce depuis bien longtemps. La nouvelle de sa disparition, aujourd’hui, ne devrait pas inverser la tendance.

Photographie de Chirac sautant au-dessus des barrières du métro… Iconique ! Photo de Chirac endormi, un masque sur les yeux, sa longue carcasse allongée et les pieds reposant sur une tablette… Iconique, toujours ! La publicité ne s’y est pas trompée ; elle a exploité son visage maintes et maintes fois, depuis les Pages Jaunes jusqu’aux sites de rencontres coquines.

L’image de l’ancien président de la République survivra aux épreuves du temps, sans nul doute. Et en Corrèze un peu plus encore. Un enfant du pays avait obtenu du grand Jacques l’autorisation d’utiliser son image pour sa marque de produits régionaux : Ici, c’est la Corrèze ! Un jour des touristes porteront des t-shirt à son effigie sans savoir qui pouvait bien être ce corrézien typique. Comme ces ados qui portent des sweats Iron Maiden, du Maître Gims dans les oreilles.

Pourquoi Chirac et pas les autres ? Rien ne dit tout d’abord que certaines photographies de Nicolas Sarkozy ou de François Hollande ne passeront pas, elles-aussi, à la postérité. Pour le dernier des ex-présidents, les clichés du scooter et des croissants devraient bien faire l’affaire. Ou alors peut-être que face au développement hégémonique de la vidéo, donc de l’image animée, l’importance de la photographie et sa capacité à figer le temps — pour l’éternité — vont s’effacer peu à peu ?

ps : et en cadeau, je vous invite à taper Chirac + Disco + 1981 dans votre moteur de recherche préféré (catégorie vidéo). C’est inoubliable.

Clément Debeir

Avec le forceps

Avec le forceps

© Alice Traisnel / SapienSapienS

Enfin ! En ce mois de septembre 2019, nous sommes heureux de vous annoncer la mise en ligne de notre nouveau site Internet. Une vingtaine de pages, 741 000 ko d’informations. Nous espérons qu’il vous plaira.

S’il fait notre fierté aujourd’hui, il nous a pourtant demandé beaucoup de temps et d’énergie. La gestation a été longue. 9 mois ? Non bien plus…

Notre premier site Internet a été créé en 2010 avec la fondation de SapienSapienS. Mais l’agence ayant évolué, il n’a bientôt plus reflété notre travail. Pis, il avait vieilli. (Nous aussi, mais là n’est pas le propos) Moi, j’y étais attachée. Un peu comme on s’attache à un vieux pull. Mais vous imaginez un magna de la mode dans un pull bouloché à motifs verts et rouges…. En tant que créateurs de contenus digitaux novateurs, il nous fallait un site Internet moderne, réaliste, intelligent.

Décembre 2017, le processus était lancé. Mais que de questions ! Quel type de site, quels contenus, quelles informations, sous quelles formes ?… Pour cela, nous nous sommes entourés de développeurs brillants, dont il nous a fallu syncrétiser les avis. Puis nous avons écrit l’ensemble des textes, nous les avons raturés, puis réécrits, complètement supprimés (CTL A + touche suppr), rétablis (POM Z) et à nouveau réécrits, choisi les iconographies, créé les designs de chaque page… Un travail que nous devions faire en plus de notre travail quotidien. Car oui, même sans site en ligne, nous n’avions jamais autant reçu de commandes.

« Je suis allé sur votre site, mais apparemment, il ne fonctionne pas… »

Les jours, les semaines, les mois passent. Notre production s’intensifie, nous avons de nouveaux clients, nous embauchons, nous sommes heureux du développement de l’agence… Sauf que le site Internet, lui, n’avance pas. L’ancien est « fermé » et notre adresse web ne conduit qu’à une page indiquant « travaux en cours ». Ah, j’entends encore ces petites phrases récurrentes : « je suis allé voir sur votre site, mais apparemment, il ne fonctionne pas ! » Au début, l’idée du cordonnier mal chaussé nous fait sourire. Mais les remarques s’accumulent, et nous assumons de moins en moins. Même si nous communiquons beaucoup sur notre activité via les réseaux sociaux, SapienSapienS doit avoir un site en ligne. N’est-il pas mentionné sur les multitudes de cartes de visite que nous distribuons !

Printemps 2019. Tout est prêt, il ne reste « plus » qu’à mettre en ligne, la délivrance est pour bientôt. Sauf que… Responsivité, référencement, agencement… On cherche désormais la perfection pour ce site que l’on exige esthétique, intuitif, reflet réaliste de notre activité. On se bat contre le moindre petit bug qui conduirait deux articles à ne pas être tout à fait alignés (« Pourtant, ils sont alignés quand je regarde sur mon ordi… Pas sur le tien ? Au secours ! »)

Plusieurs fois depuis le printemps 2019, j’ai espéré annoncer l’heureux événement sur nos réseaux sociaux. Même pendant l’été, nous avons été pris par de nouvelles productions.

Jusqu’à ce mois de septembre. Alors prenez le temps de le visiter. Promenez-vous dans nos 20 pages et dans nos 741 000 Ko d’informations. Partagez-le. Faites-le connaître.

Mais surtout, surtout, ne nous donnez pas votre avis dessus, car désormais, nous n’y reviendrons plus ! Du moins, pas tout de suite.

Claire Burgain